Pour nous, les humains, la vie affective ainsi que la sexualité, constituent une dimension importante de notre bien-être et de notre épanouissement personnel. Elles sont donc également susceptibles, en cas de difficultés, de générer inconfort et mal-être…

Du système nerveux central à la vie :

La sexualité est gérée au niveau de notre cerveau « reptilien », le plus instinctif, le plus archaïque. Il est garant de la survie individuelle et de la pérennité de l’espèce.

Alors que le cerveau « limbique » relié à l’émotionnel, prend le rôle de chef d’orchestre de la vie affective. Nous sommes génétiquement programmés pour la sexualité et nos relations affectives sont émotionnellement orientées en fonction de notre vécu, de nos contextes sociaux et familiaux.

La sexualité évoque l’essentiel dans la réalisation de notre mission de vie terrienne : la procréation. Elle représente cependant beaucoup plus dans la vie d’un humain inconsciemment ou consciemment. Avec l’affectivité, elles forment un vaste espace de réalisation de soi, au cours de l’évolution personnelle et dans la relation à l’autre.

Cet espace mêle plaisir, joie, échanges, amour… autant de concepts en rapport avec nos valeurs fondamentales.

Difficultés sexuelles et affectives :

Les problématiques très fréquentes ne sont pas toujours corrélées. Il est certain qu’elles impactent considérablement la bonne humeur, la joie de vivre de façon apparente et plus sournoisement la confiance en soi et l’estime de soi.

Actuellement dans notre pays, seulement un peu plus de 10% des adultes se déclarent satisfaits dans leur vie sexuelle! Chez les français de moins de 50 ans, 80% des difficultés liées à sexualité sont d’origine psychologique. Les techniques psycho-corporelles telles que la sophrologie représentent un accompagnement idéal pour installer de nouveau l’équilibre affectif et sexuel.

Il parait délicat d’évaluer le mal-être généré par les problématiques affectives, cependant il semblerait que les questions relationnelles soient centrales dans l’impression de bonheur ou de malheur. Comme l’affirmait Jean-Paul Sartre: « l’enfer c’est les autres ». Cependant, le pouvoir que nous laissons « aux autres » sur nous même, dépend beaucoup plus de nous que d’eux, ou du contexte de la relation…

Quel que soit le ou les symptômes liés à la problématique affective ou sexuelle, le retour à soi constituera le principal axe de travail et de progression. Avancer dans la conscience de soi, permet une nouvelle vision, plus personnelle de soi, de  la posture de l’autre et des autres, les « jeux  relationnels » proposés ou en place, et les ressentis dans la ou les relations interpersonnelles ou affectives.

Sexualité, vie affective : la sophrologie ?

La progression sophrologique soutient l’évolution de la conscience de nous même et de nos fonctionnements instinctifs ou acquis, conscients ou inconscients, ainsi que de notre place dans le monde au sein de l’humanité : se sentir bien avec soi même, pour conquérir la sérénité au cœur de nos relations interpersonnelles.

« L’amour de soi nous fait accéder, dans la relation à l’autre, aux meilleurs de tous les possibles. Les nôtres, et ceux de notre partenaire ». Jacques Salomé

En pratiquant la sophrologie, nous évoluons dans conscience de nous même, de notre corps, de nos émotions, de nos capacités, et de nos valeurs.

  • Nous développons nos possibilités d’utiliser nos ressources personnelles, progressivement nous investissons la personne que nous sommes, qui nous sommes, ce que nous aimons et ce que nous  souhaitons pour nous… En pleine conscience et dans la confiance. La confiance en soi, en premier lieu, procure apaisement avec soi-même et sérénité relationnelle. La confiance représente la base fondatrice de l’équilibre affectif.
  • Nous pouvons vivre l’authenticité de notre personnalité en toute sérénité. S’autoriser à devenir et à être soi-même, engendre l’acceptation de l’autre tel qu’il est à la recherche de complicité, de complémentarité et de plaisir.
  • Nous nous mettons à l’écoute des sensations qui nous habitent, et de nos émotions, dans l’accueil, sans analyse ni jugement. Nous les laissons naître et vivre en nous. Gérer nos émotions, en les acceptant et leur permettant de nous traverser, nous donne l’opportunité de plus de sérénité avec nous-même et vis à vis des autres, de vivre plus consciemment le positif, les bons moments de douceur, de complicité ou de plaisir.
  • La sophrologie vient nourrir l’autonomie, la responsabilité et la dignité cela nous offre naturellement l’opportunité de nous libérer de la dépendance affective subie.
  • La simplicité instinctive s’impose  à nous au cours du travail sophrologique, et nous permet de libérer progressivement notre sexualité et nos relations des carcans (dictés par la société, l’éducation… etc), des freins et des obstacles à leur épanouissement pour s’inscrire pleinement dans la relation affective, avec une vision simple, saine, bienveillante et responsable.
  • Avançant dans la conscience de nos valeurs, nous comprenons mieux ce qui nous anime, nous mobilise ou nous révolte. Nous prenons également la mesure de ce qui nous convient et nous attire en pleine conscience. Il s’agit là de se positionner dans « choisir » pour ne plus être dans « subir ».
  • Globalement, cette progression sophrologique, nous éloigne de nos peurs, de nos doutes et nous rapproche de la réalisation de ce que nous souhaitons.

Pour que la relation affective et l’acte d’amour représentent naturellement le plaisir d’instants partagés, dans la découverte mutuelle à chaque fois renouvelée, la sérénité dans la confiance, la bienveillance, les échanges, l’amour, la magie. Chacun à l’écoute de soi et de l’autre dans le respect et la délicatesse : Être là, juste là, pour soi et l’un pour l’autre.

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