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S’augmenter les uns les autres

S’augmenter les uns les autres

Alors qu’ils pourraient nous unir, nous relier, être un tremplin de force vives de débats porteurs et d’échanges constructifs, certains réseaux sociaux remportent la palme de la l’aigreur, de l’auto-apitoiement, de la critique facile et de la colère infertile. 

Passer tout ce temps à montrer du doigt ce qui au sein de l’humanité, déraille et défaille; ce qui nous attriste, nous dégoûte et nous offusque; dépenser tant d’énergie à critiquer, rejeter, renier et dénigrer; re-diffuser à loisirs les images des actualités déprimantes déjà assénées du matin au soir par les médias qui sont payés pour cela (et plus que jamais nous avons l’embarras du choix); re-commenter les nouvelles qui nous dépriment; relayer furieusement les articles qui nous révoltent sans en approfondir les sources; s’indigner 5 mn top chrono avant de passer à autre chose; s’improviser politicien, sociologue, avocat, procureur, analyste financier et journaliste d’un jour; oublier de proposer des solutions; s’envoyer salves d’injures dégénérantes dans les moments de désaccords; se « bloquer », se « supprimer » quand les mots s’emballent …

Attiser quotidiennement l’aspect négatif de l’humanité.

Et pour quel bénéfice exactement?
A souligner le pire nous nous y enfonçons très largement. Le ciel est sombre et donc? le dire, le re-dire et le re-re-dire jusqu’à s’en faire pleurer?

Il ne s’agit ni de se résigner, ni d’être indifférents aux peines et difficultés du monde. Ni de trouver que tout est parfait. Certainement pas.
Chacun d’entre nous sait se positionner, réfléchir, agir, selon sa sensibilité, ses priorités, son histoire, ses valeurs et ses convictions. Notre responsabilité d’être humain, nous l’avons en nous.
Alors plutôt que de nous indigner à tout propos, peut-être pourrions nous rester dignes? Plutôt que de dénoncer systématiquement la laideur pourrions nous davantage valider la beauté?
Peut-être pourrions-nous faire un peu de calme bienfaisant en nous-même afin de le diffuser?

Oui, cent fois oui aux initiatives individuelles ou collectives, sous n’importe quelle forme. Oui aux actions, même modestes, qui font progresser la société. Oui à toutes les véritables propositions concrètes et « aidantes ». Oui à la solidarité, à la compassion active. Oui à ce que l’on « fait » quand on arrête de « considérer ». Oui au partage de ce qui constitue nos forces vitales: nos passions, ce que nous trouvons splendide et admirable, ce qui suscite notre désir, ce qui nous porte haut, ce qui nous fait grandir et nous enrichit, ce qui nous fait pleurer de joie, ce qui nous donne envie de danser, d’embrasser, de remercier…et de rester debout quoi qu’il arrive. Oui au partage de ce qui nourrit notre curiosité et notre amour de la vie.

Avoir toujours l’oeil et le coeur ouvert sur les possibilités de créer du lien et d’agir; les relayer abondamment, et d’un geste à un autre, d’une réflexion à une autre, d’une idée à une autre, ouvrir un champ de tous les possibles.

Les réseaux sociaux sont pour cela un excellent tremplin.

Et la sophrologie aussi pour s’augmenter

L’un des 4 principes fondamentaux de la pratique sophrologique est « Le principe d’action positive ». Ce principe tout simple mais pas simpliste est le suivant: toute action positive dirigée vers un des éléments de la conscience se répercute positivement sur les autres éléments de la conscience. Cela signifie qu’une sensation corporelle positive, agit de façon positive sur le mental et que toute pensée ou image mentale positive, agit de façon positive sur le corps. Le corps et l’esprit se soutenant l’un l’autre.
La sophrologie est en quelque sorte « une école du positif », certes, mais pas un positif béat qui « écarterait » tout le reste… Un positif utile, qui induit bien entendu le négatif comme existant, mais pas référant!

En d’autres termes, choisir de construire plutôt que de détruire, choisir de se relever et de recommencer (peu importe physiquement ou mentalement) plutôt que de rester à terre, choisir l’amour plutôt que la haine.

Et si demain chacun de nous publiait sur « son espace dédié », sa page, son journal, son blog, ne serait-ce que seule phrase positive, joyeuse, pétillante, audacieuse… Une phrase ouverte à l’aventure commune qu’est la vie? Et si cette phrase positive répondait à d’autres phrases positives, si elle se mêlait à elles?
Et nous pourrions respirer toutes ces phrases, les ancrer en nous. Elles nous donneraient l’espoir et l’élan…
Elles contribueraient à nous « augmenter les uns les autres ».

Au sujet de l'auteur

Marcella Colonna

Ecrivain, poète… sophrologue - Paris 15ème

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