Header ad
Header ad
Header ad
Header ad
La sophrologie à l’hôpital

La sophrologie à l’hôpital

La sophrologie en soins de support pendant une allogreffe de CSH chez des patients atteints d’hémopathie maligne.

Évaluation par les patients de ce soin complémentaire sur leur vécu.

La sophrologie est une méthode de relaxation qui vise à améliorer le bien-être du patient en favorisant l’écoute des sensations pour améliorer le confort physique et mental pendant les moments difficiles de la maladie et particulièrement au cours d’une allogreffe. Au-delà des idées reçues dans une prise charge de soins conventionnels, l’objectif de mon travail a été de faire évaluer par les patients les bénéfices apportés par la sophrologie durant leur séjour en hospitalisation lors d’une allogreffe.

Patients et Méthodes : Etude prospective descriptives et analytique de l’impact de la sophrologie sur le vécu des patients greffés et ayant bénéficié de séances de sophrologie. Des questionnaires ont été distribués à tous les patients consécutifs pris en charge en sophrologie avec recueil anonymisés, évaluation d’anxiété mesurée sur une échelle de 0 à 10(10 étant le maximum d’anxiété) avant et après la séance de sophrologie avec une analyse statistique sur Excel.

Résultats de l’utilisation à l’hôpital dans ce contexte :

  • Entre 11/2011 et 09/2013, 45 patients ont été allogreffés, avec une population âgée de 18 à 68 ans pour des pathologies myéloïdes et lymphoïdes.
  • Les patients connaissaient la sophrologie pour 43% des cas. Les séances ont eu lieu dans des chambres simples et le patient étant seul à 76%.
  • La durée des séances de sophrologie était estimée par les patients à 1h avec présence de musique douce selon certains patients qui en faisaient la demande.
  • L’anxiété mesurée sur une échelle sur échelle de 0 à10, chute de 5/10 avant et 2/10 après la séance de sophrologie.

Les apports de la sophrologie listés par les patients sont :

Détente du corps 35%; Moins d’inquiétude 18% ; Bien-être 33% ; Apprentissage de la respiration 10%. Les patients ont été satisfaits des séances 95% et souhaiteraient les poursuivre à 81% dans un cadre de suivi après l’allogreffe ou en dehors du milieu hospitalier.

Conclusion

L’intégration de la sophrologie au sein d’un service d’hématologie effectuant des soins hautement techniques comme l’allogreffe s’est intégrée progressivement en cohérence avec un projet de service cohésif pluri professionnel avec une information honnête, et un soutien psychologique et social. La finalité est de développer les moyens non médicamenteux pour une prise en charge de qualité avec un accompagnement vers le bien-être du patient pendant une démarche thérapeutique qui rend le patient particulièrement vulnérable physiquement et psychologiquement.



Au sujet de l'auteur

Michèle Zygar

Infirmière - Sophrologue à Limoges (87)

Lire aussi :

3 Comments

  1. Annie Pommeret

    Bien sûr, je pratique régulièrement des séances de sophro à des patients atteints de troubles divers puisque je travaille dans un service d’Infectiologie. Je travaille uniquement de nuit donc je prends le temps nécessaire pour faire une séance et les résultats sont là:, amélioration du sommeil donc meilleure récupération; diminution des douleurs don cprises moins fréquentes de médicaments, moins d’angoisses, de stress par rapports aux soins, aux examens…….
    Le corps médical apprécie mon travail, mais ……

    Répondre
  2. Jérôme Brochard

    Je suis aussi convaincu de la pertinence de la sophrologie en milieu hospitalier et je comprends aussi ce « mais… » du commentaire précédent.
    J’interviens depuis 2 ans maintenant en milieu hospitalier, en service oncologie, auprès de patients qui me sont envoyés par le chef du service. Les résultats sont tout aussi probants que ceux relatés dans le sujet avec des améliorations significatives quant au stress, à l’anxiété, au sommeil, au vécu douloureux, principalement, et ce après seulement 3 séances (protocole mis en place avec le service).
    Les médecins du service sont ravis de cette approche complémentaire qui propose à leurs patients de vivre autrement ce passage difficile.
    Ayant assisté à l’AG de la fédération de cancérologie du CHR où je présentais un topo de cette « incursion » en milieu hospitalier, j’ai entendu le chef du service vanter cette prise en charge complémentaire.

    MAIS… aucun budget alloué. La patience est une arme maitresse du sophrologue…

    Répondre
  3. michèle zygar

    Je tenais à rectifier une chose je suis sophrologue et pas infirmière.

    Et il faut beaucoup de patience pour avoir un budget comme l’exprime clairement monsieur Brochard dans son commentaire.
    Il faut croire à son projet, faire ses preuves et démontrer l’intérêt de la sophrologie .

    Répondre

Commenter cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});