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Je pars avec toi en vacances, toute l’année… pour la vie…

Je pars avec toi en vacances, toute l’année… pour la vie…

vacances, du latin « vacare »… être libre…

 

Bison futé voit rouge, parfois noir…

La vie t’a peut-être déjà malmené(e)…

En tout cas, tôt ou tard, tu seras malmené, un peu ou un peu davantage encore, comme chaque humain. Nier cela, s’en défendre… c’est, selon la formule de F. Nietszche « Soit avoir une mauvaise vue, soit être de mauvaise foi. La première se corrige, l’autre se combat ». Et si tes vacances te permettaient d’aiguiser ta vue et ta conscience ? Tu n’en as peut-être pas envie, car, justement, tu es en vacances ! Une fuite ou un exode face à ce qui est et qui reviendra ?

Chaque humain se retrouve, tôt ou tard, devant des peines, des souffrances, des déceptions, des pertes, des injustices, des trahisons. Ce n’est pas un malheur pour toi, ni une croix que tu dois porter, ni un accident, pas plus que le cynisme de la vie… mais c’est l’ingrédient même de la vie, de ta vie.

Parfois, tu es heureux ; parfois tu souffres ; parfois, tu as accepté ce qui est est et tu es « juste » triste, mais tu ne souffres plus ; parfois tu es presque heureux(se), mais tu gâches ton petit (ou grand !) morceau de bonheur en songeant au fait qu’il s’arrêtera -nécessairement- un jour ou l’autre ; tu le gâches, en songeant que « ça aurait pu être mieux » ou que « c’était mieux avant » ou que « ce sera peut-être mieux après » ou encore qu’untel est plus heureux que tu ne l’es ; parfois, enfin, tu peux traverser de vraies périodes de turbulences et penser qu’elles dureront éternellement…

Or, tout ce qui vit en toi, autour de toi, est intermittent. Ce n’est pas un scoop pour toi, tu sais déjà tout cela : la nature, les saisons, les émotions, les gens, les circonstances… et, représentation directe de tout cela, ta respiration. Elle va, elle vient… Tu ne sais d’ailleurs pas vraiment à quel rythme elle va et elle vient… Si cette intermittence te semble normale quand il s’agit de phénomènes naturels, comme le lever ou le coucher du soleil, le printemps qui succède à l’automne etc, elle te semble, parfois, problématique quand il s’agit de ta vie. Plus étonnant encore, tu peux admirer le soleil qui se couche, t’arrêter pour t’en émouvoir, le photographier… et t’agacer (au mieux !) quand les circonstances favorables de ta vie se délitent, plutôt que de t’arrêter aussi et d’observer ce qui se passe, de t’en émouvoir aussi…

Et maintenant, pose ton regard sur ce qui se couche en toi, sur ce qui se termine ou sur ce qui commence dans ta vie.

C’est bien, maintenant tu te poses, à défaut de te reposer. Tu as décidé de t’entendre, à défaut de te détendre. C’est un bon début. Tu as peut-être même décidé d’être tendre, de t’arrêter pour écouter ce qui continue ou ce qui change en toi ? Car en réalité, rien ne continue en toi, tout change et à tout moment. A commencer par ta respiration, qui derrière son apparente régularité, change à chaque souffle. Elle est impalpable, comme un esprit. Le souffle et l’esprit de la vie ont la même racine étymologique : spiritus… le souffle.

Tes stratégies, tes gardiens n’aiment pas l’impalpable. Il te faut du concret, du réel, du rationnel, du matériel, pour te rassurer ou te réassurer. Même ça c’est un leurre… c’est du vent ! Il souffle fort, surtout en été, il attise parfois. Et pourtant…

Il y a un trésor en toi, que tu pourrais découvrir, maintenant. Alors, tes yeux se ferment pour y voir plus clair… en toi. Tes pieds s’ancrent au sol, tous les muscles qui ne te sont pas utiles pour maintenir ta posture assise ou debout se relâchent (tu prends conscience de choses, en te souriant intérieurement « à quoi sert un front plissé lorsqu’on est debout » ?!). Et là, tu poses délicatement une main sur ton ventre. Tu ressens la douce chaleur de ta main sur ton ventre ou la douce chaleur de ton ventre contre la main. C’est presque la même chose et pourtant ce n’est pas pareil : le ventre digère, la main opère… Et maintenant, tu prends le temps de respirer. Tu comptes 5 secondes d’inspiration. Tu comptes 5 secondes d’expiration. Cela te fait du bien : un sentiment de clarté s’invite en toi, certains nuages se dissipent calmement, laissant la place à une sorte de force tranquille… alors tu continues pendant 5 minutes. Ca frémit en toi, ça gargouille, ça s’aère, le ciel bleu se dévoile en toi.

Immobile, mais en pleine activité de vie !

Eh oui, tu te poses, tu es immobile et pourtant des choses s’activent en toi !

Tu as entendu bien des choses, tu es rationnel ou même « scientifique » alors une partie de toi se méfie ou tu ne crois pas à ce qui pourrait s’activer, comme par enchantement. « C’est trop beau pour être vrai » ! Sais-tu qu’en n’y croyant pas, tu n’es ni rationnel, encore moins scientifique ? Car « l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence » ! La vie après la mort, la dualité (bien/mal, raison/tort, fort/faible, vrai/faux…), le cerveau qui génère la conscience comme le foie sécrète la bile ou une conscience au-delà du corps etc : tout cela te semble inutile ou superflu. Chacun a le droit de ne pas y croire ! En décidant de t’accorder 5 mn, comme avant, tu as touché un petit morceau d’unité, en toi. Là, au moment où tu t’es offert 5 minutes, tu n’as pas envie de croire ou de ne pas y croire… tu as envie de ressentir. Et ce que tu peux ressentir a quelque chose de magique : ta pression artérielle se régule, ton système immunitaire se renforce, tes ondes cérébrales alpha sont stimulées, tes hormones du bien-être sont activées (comme la DHEA ou l’ocytocine… alors que tes hormones du stress sont maîtrisées…), tu dormiras mieux et cela pourra même avoir un effet sur la gestion de ton poids, de ton alimentation, de tes choix, de tes émotions.

Alors, tu recommences… 3 fois par jour, le matin au réveil, avant le repas et le soir après ton travail ou avant de te coucher.

Tu te sens bien. Ta respiration est fluide et tu fais là un magnifique cadeau à ton corps : grâce à ta respiration, tu as ouvert une porte vers un arbre de vie paré de deux ramages : l’un sympathique, l’autre parasympatique. C’est ton système nerveux autonome. Il a certainement déjà pris goût à cet instant de liberté. Des vacances avant l’heure ou après l’heure ?

Des vacances hors saison… un itinéraire de vie à écrire…

La vie t’a peut-être déjà malmené. Tu as peut-être malmené la vie en toi aussi ? Ne te sens pas nul(le), ne culpabilise pas, tu as fait de ton mieux. Tu as été mal. Aujourd’hui, tu ne veux plus diriger ta vie de façon autoritaire -comme un dictateur mènerait des hommes-. Aujourd’hui, tu veux mener la vie en toi. Elle sillonne calmement, elle mène doucement, tandis que d’autres, encore, se démènent…

Alors, ferme les yeux et réitère tes vacances. Une autre expérience te sera contée…

   

Au sujet de l'auteur

Jean-Michel Schlupp

Sophrologue, praticien en soins de support - hypnose clinique, psychologie positive. Colmar.(68)

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