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Puis-je bloquer mes émotions avec la sophrologie ?

Puis-je bloquer mes émotions avec la sophrologie ?

De nombreuses personnes souffrent et ont peur de leurs débordements émotionnels. Elles en arrivent parfois à souhaiter ne plus ressentir d’émotions afin de ne plus s’exposer à ces ressentis inconfortables et potentiellement dévalorisants…

Alors je ne vais pas faire durer le suspens trop longtemps, la seule bonne et juste réponse à cette question est tout simplement et incontestablement : NON !!!

Que serions-nous sans émotion ???  : Des robots !!!

Alors pourquoi propose-t-on la sophrologie pour les émotions ?

La pratique de la sophrologie nous guide vers la conscience de soi, de son corps, de sa personnalité, de son histoire, de ses valeurs fondamentales… et de ses émotions !!! Le premier pas de l’évolution : la conscience !

La plupart du temps, les gens mal à l’aise avec leurs émotions, les méconnaissent et surtout ont peurs de leurs conséquences en terme de ressentis et/ou d’impacts relationnels. Quand l’émotion peut fait mal, elle fait nécessairement peur.

Pourquoi l’émotion fait mal ?

En réalité l’émotion ne fait aucun mal… c’est ce que nous installons autour qui nous fait souffrir ! Ça peut paraître étrange, cependant il est important de comprendre que l’émotion, n’est en fait qu’une réaction physiologique par rapport à un événement en cours, que ça soit un stimulus extérieur ou intérieur, comme une simple pensée. L’émotion représente un phénomène idiosyncrasique, c’est à dire une réaction individuelle, face à un même stimulus la réaction émotionnelle peut être différente d’une personne à l’autre. Cette réponse physiologique dépend entièrement de l’individu, de son vécu, de ses programmations, de ses valeurs, de sa sensibilité… etc… Ce qui en fait révèle que l’émotion, au moment même où elle se présente semble parfaitement juste pour l’individu qui l’a ressent.

Pour ma part je ressens toujours une intense émotion face à la fierté qu’une personne avoue ressentir pour une autre. Il n’est pas rare que mes yeux s’embuent devant un podium olympique et que mes joues s’inondent à l’écoute de la fierté d’une mère ou d’un frère… Cette réaction, que je sais partagée avec un certain nombre de mes congénères, me parle, à moi, je crois de mes valeurs, et sans doute qu’ils y en a plusieurs mobilisées devant ce genre de scène : la famille, le dépassement de soi, la réussite, l’admiration, l’amour…

Cette émotion, parle de moi, de ce qui me porte et me nourrit en profondeur, elle me paraît donc parfaitement juste ! En revanche ce qui peut me paraître un peu moins agréable, c’est la suite de l’histoire… comme de me sentir ridicule de pleurer devant la télé, percevoir le regard entendu de mes enfants entre eux, « j’étais sûre qu’elle allait pleurer »… etc… je ressens donc différentes peurs.

Que faisons-nous quand nous sommes mal à l’aise par rapport à une émotion ?

Ce que nous faisons presque tous, de façon quasiment instinctive, quand une émotion nous inconforte, c’est « serrer » : Installer des tensions, dans notre ventre, dans tout notre thorax, du diaphragme aux dorsaux en passant par les muscles inter-costaux et même jusqu’à se couper le souffle. Sincèrement, cela ne correspond pas du tout à la meilleure stratégie ! D’abord parce que ces tensions maintiennent l’émotion au lieu de lui permettre de vivre et de passer, et aussi parce que ces tensions contribuent à l’inconfort physique et augmente donc considérablement le désagrément global. Ces tensions qui correspondent à des contractions musculaires génèrent à la longue ou dans l’accumulation, douleurs et épuisement.

Bon alors que faire avec les émotions ?

La première réponse qui me vient à l’esprit : RIEN !

En effet, le plus judicieux serait de ne rien faire, à part observer, acceuillir et laisser passer en notant au passage les composantes de notre personnalité. Et aussi, parce que vous saurez le faire, l’émotion pourra beaucoup plus souvent rester à l’intérieur, plutôt que déborder à l’extérieur de vous et s’exhiber aux yeux de vos voisins ou interlocuteurs.

Voilà l’intérêt de la sophrologie pour vivre sereinement les émotions !

Relâcher les tensions inutiles, investir la respiration dans le mouvement pour l’utiliser de façon pertinente, envisager nos valeurs fondamentales, prendre conscience de ce que nous nous souhaitons pour l’avenir et ce que qui nous a construit dans le passé, constituent, entre autre, les apprentissages au cours de la progression dans la pratique. Autant d’aides pour que l’émotion soit juste, et représente simplement un état réactionnel personnel de passage en nous.

Avec la sophrologie, la sérénité face à l’émotion peut s’envisager et petit à petit se vivre en toute simplicité. Bien-sur chacun vivra son propre chemin dans cette évolution, cependant je vous propose d’expérimenter dès à présent quelques belles stratégies sophrologiques face aux émotions qui vous apparaissent comme inconfortables.

La prochaine fois qu’une émotion tente de déborder et que cela vous dérange :

  • D’abord, prenez conscience des tensions qui se sont installées en vous et qu’automatiquement vous avez envie de maintenir…
  • Si vous avez déjà pratiquez de la sophrologie ou de la relaxation, relâchez-les… ou relâchez-en autant que faire se peut et ressentez déjà ce que cela produit en vous.
  • Ensuite installez-vous dans la sensation de vos points d’appui et mettez en place votre respiration abdominale : le ventre se gonfle à l’inspiration et il se rentre à l’expiration. Cet exercice, d’une grande simplicité, constitue une magnifique stratégie pour que l’émotion puisse se vivre en toute tranquillité.

Laissez-vous vivre ces nouvelles expériences et racontez-nous vos découvertes en commentaire si vous le souhaitez…

   

Au sujet de l'auteur

Nathalie Vallet

Sophrologue à Lyon (69) - Directrice de publication pour Sophromédia

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1 Comment

  1. Filouchet

    Le titre m’a « choqué » mais la lecture m’a rassuré… ;o)
    En effet, Sophro ou pas, la vie m’a appris que bloquer ses émotions, essayer de « s’en protéger » en s’enfermant dans un enclos d’indiférence (feinte…) aboutissait à nier une grande part de soi, à nier une force vitale qui fait la vie…
    Comme ne plus vouloir marcher, avancer parce que le pas nécessite le déséquilbre et le risque inhérent…

    Le texte m’a rassuré car, en effet, plutôt que refouler, il faut essayer d’accepter, de recevoir ces émotions, de s’en « nourrir » et, au final, la peur (d’être débordé, de montrer sa « faiblesse », etc…) ne disparaît pas toujours totalement mais elle reprend sa juste place, son rôle de veille à la juste mesure. Bloquer ses émotions, c’est aussi se priver d’un système de veille et, finalement, on se fragilise encore plus plutôt que de se protéger…

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